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Quelles affections la SMT peut-elle traiter ?

Note de l’auteur, Taj Dhillon :« Alors… Qu’est-ce qu’on peut exactement traiter avec la SMT ? »
Si vous vous êtes déjà demandé si la stimulation magnétique transcrânienne (SMT) ne sert qu’à traiter la dépression, ou si c’est une sorte de massage cérébral futuriste pour tout ce qui vous afflige — prenez une chaise (de préférence une avec une bobine pour la tête). Cet article explore tout le menu des troubles que la SMT peut traiter — indications approuvées, hors indication, et tout ce qu’il y a entre les deux. De la dépression résistante aux traitements au TOC, en passant par le sevrage tabagique et même certaines utilisations prometteuses mais moins officielles (comme le TSPT, la douleur chronique et l’anxiété), nous démêlons la science et le battage médiatique pour que vous sachiez ce qui est réellement traité. Nous aborderons aussi un point crucial : les cliniques de SMT varient dans leurs approches, leur formation et leur expertise — et pourquoi il est vraiment important de savoir qui conduit le bus électromagnétique dans votre cerveau. (Alerte divulgâcheur : le champ d’exercice n’est pas qu’un mot à la mode.) Alors, que vous soyez un patient curieux, un autre passionné du cerveau, ou quelqu’un qui a simplement tapé « est-ce que des aimants peuvent guérir ma tristesse ? » dans Google — nous sommes ravis de vous accueillir. Démystifions cette magie (lire : la science) ensemble.
Maintenant que vous savez ce qu’est la SMT, voyons ce qu’elle traite !

Que traite la SMT ?

Au Canada, la stimulation magnétique transcrânienne (SMT), en particulier sa forme répétitive (rSMT), est approuvée par Santé Canada pour le traitement de :

  • Le trouble dépressif majeur (TDM), surtout dans les cas résistants aux traitements traditionnels. La SMT est approuvée pour cette indication depuis 2002. (Santé Canada, 2002)
  • Le trouble obsessionnel-compulsif (TOC). Certains appareils de SMT, notamment ceux utilisant la conception de bobine en H, ont reçu une approbation pour cet usage. Cela inclut la technologie BrainsWay, utilisée chez TMS Life. (BrainsWay Ltd, 2025)
  • Le sevrage tabagique. En 2022, Santé Canada a approuvé un appareil de rSMT spécifique pour un traitement à court terme visant à aider les personnes à arrêter de fumer. (Canadian Medical Association Journal, 2024)

La SMT est également étudiée et utilisée hors indication en milieu clinique partout au Canada pour diverses autres affections, notamment :

Quand la science dit oui (même si l’étiquette ne le dit pas encore) — un aperçu du terme « hors indication » :

Vous remarquerez peut-être que la SMT est approuvée par Santé Canada pour des affections comme la dépression et le TOC, mais qu’elle est aussi utilisée pour traiter le TSPT, l’anxiété et la douleur chronique. On parle alors d’utilisation hors indication — lorsqu’un traitement approuvé par Santé Canada est appliqué à des affections pour lesquelles il n’a pas été officiellement approuvé (Informed Health, s. d). L’utilisation hors indication est courante et acceptée en médecine, surtout en santé mentale, tant qu’elle est appuyée par des données cliniques solides et des lignes directrices professionnelles. Cela ne signifie pas que le traitement est dangereux ou non éprouvé — seulement qu’il n’a pas encore franchi le long et coûteux processus d’approbation pour cette affection précise.

Nous suivons toujours les recherches les plus récentes, utilisons des protocoles fondés sur des études évaluées par les pairs et personnalisons chaque plan de traitement. Vous ne serez jamais traité avec quelque chose de non éprouvé ou sans votre pleine compréhension et votre consentement. Voyez l’utilisation hors indication comme « pas encore officiellement approuvée pour cet usage précis, mais bien étudiée et appuyée par la recherche ».

Cependant, hors indication ne veut pas dire « tout est permis ». Les cliniciens doivent tout de même exercer dans les limites de leur champ d’exercice. Par exemple, les affections neurologiques sont mieux prises en charge par des spécialistes en neurologie, tandis que les troubles psychiatriques sont le plus adéquatement abordés par des professionnels de la santé mentale.

Chez TMS Life, nous restons dans les limites de notre champ d’exercice et nous spécialisons dans le traitement des troubles psychiatriques et de santé mentale, notamment le trouble dépressif majeur (TDM), la dépression anxieuse, l’anxiété, le TSPT et le TOC. La sécurité des patients, la pratique éthique et les soins fondés sur des données probantes sont toujours au cœur de ce que nous faisons.

Pourquoi l’utilisation hors indication est-elle autorisée ?

L’utilisation hors indication est permise au Canada lorsqu’un clinicien détermine que les bénéfices potentiels l’emportent sur les risques. Le traitement doit être éclairé et volontaire, avec une documentation claire et le consentement du patient expliquant la nature expérimentale du traitement s’il relève de cette catégorie. (Law Business Research, 2022)

Voici d’autres paramètres qui doivent être pris en compte (Santé Canada, 2021 ; McGill Law Journal, 2014 ; Santé Canada, 2018 ; Gowling WLG, 2023 ; Stikeman Elliott, 2023 ; Santé Canada, 2024 ; University of Toronto Faculty of Law Review, 2005)

  1. Expertise médicale et autonomie : Les médecins utilisent leur jugement professionnel pour choisir le meilleur traitement pour les patients, même sans approbation officielle pour cette affection.
  2. Des données scientifiques existent : Souvent, des recherches de grande qualité appuient l’efficacité du traitement pour d’autres affections ; il n’a simplement pas encore franchi l’ensemble du processus réglementaire pour ces indications.
  3. Le processus d’approbation est lent : L’approbation de Santé Canada est longue et coûteuse. Il peut falloir des années pour qu’un traitement qui fonctionne déjà bien soit officiellement approuvé pour toutes les utilisations possibles.
  4. Soins centrés sur le patient : L’utilisation hors indication permet aux médecins de personnaliser le traitement, surtout lorsque les patients ont déjà essayé les options standards sans succès.

Hors indication, mais selon protocole : là où la science rencontre le bon jugement

Consentement éclairé : Les cliniciens doivent informer les patients que l’utilisation est hors indication et leur donner la possibilité de poser des questions ou de refuser

Lignes directrices éthiques : Les médecins doivent utiliser des traitements hors indication fondés sur des preuves, et non sur la spéculation ou le profit.

Suivi : Les cliniciens suivent attentivement les résultats et ajustent les traitements s’ils n’aident pas ou s’ils causent des effets secondaires.

Exemple : Partout au Canada, des médecins utilisent des antidépresseurs comme l’amitriptyline pour la douleur chronique, malgré l’absence d’approbation de Santé Canada, parce que les études et l’expérience montrent que cela fonctionne. (CADTH, 2016)

Maintenant, concentrons-nous sur certains diagnostics précis qui sont couramment traités hors indication chez TMS Life et pour lesquels la SMT a démontré des résultats.

Dépression anxieuse

La dépression anxieuse est un sous-type du trouble dépressif majeur (TDM) avec des symptômes d’anxiété marqués. Les cliniciens traitent couramment la dépression anxieuse par SMT, même si Santé Canada n’a pas accordé d’indication distincte. La dépression et l’anxiété coexistent fréquemment. Des études montrent qu’environ 60 à 70 % des personnes atteintes de trouble dépressif majeur (TDM) présentent aussi une forme de trouble anxieux au cours de leur vie (Health Promotion and Chronic Disease Prevention in Canada, 2017). Les troubles anxieux concomitants les plus fréquents comprennent : le trouble d’anxiété généralisée (TAG), le trouble panique et le trouble d’anxiété sociale.

Pourquoi les affections concomitantes sont tout aussi importantes :

Le taux élevé de comorbidité complique le diagnostic et le traitement, car des symptômes qui se chevauchent sont fréquents (p. ex., troubles du sommeil, difficulté de concentration, fatigue). Cependant, les cliniciens doivent reconnaître les deux affections afin de planifier un traitement efficace. Ne traiter qu’une seule peut entraîner une récupération incomplète.

Les affections concomitantes ont un impact important sur les soins cliniques et exigent une approche thérapeutique globale. Lorsque plusieurs diagnostics sont présents, les cliniciens adaptent la SMT pour cibler des circuits neuronaux communs ou distincts. Cette approche peut utiliser des protocoles de régions partagées ou plusieurs bobines pour atteindre les zones cérébrales propres à chaque affection.

La dépression et l’anxiété coexistent souvent et impliquent des circuits ciblés par la bobine BrainsWay H7 utilisée dans notre clinique. La bobine H7 stimule activement le cortex préfrontal médian (mPFC) et le cortex cingulaire antérieur (ACC). Ces structures régulent les émotions, soutiennent le contrôle cognitif et intègrent l’humeur aux processus liés à l’anxiété. Une activité perturbée dans ces régions apparaît dans les troubles dépressifs et anxieux, en particulier dans la dépression anxieuse. (Clear Path Psychiatry, 2025)

La bobine BrainsWay H1 cible le DLPFC (cortex préfrontal dorsolatéral), une région liée à la dépression. La bobine H7 stimule plutôt des zones plus profondes comme le mPFC et l’ACC.

Un protocole appelé iTBS (stimulation thêta en rafales intermittentes) délivre des rafales magnétiques structurées afin de moduler efficacement l’activité neuronale dans les régions ciblées. Cette méthode peut aider à soulager les symptômes de la dépression anxieuse. (Brain Canada, 2024).

Cette approche aide à traiter un large éventail de symptômes dans les deux affections, offrant à nos clients les meilleures chances de rétablissement significatif.

Si Santé Canada n’a pas accordé d’indication distincte pour la « dépression anxieuse », comment les cliniques du monde entier utilisent-elles la SMT pour la traiter, et comment s’y prennent-elles ?

  1. Le diagnostic principal est le TDM : Les patients atteints de trouble dépressif majeur résistant aux traitements et répondant aux critères de la SMT sont admissibles au traitement dans le cadre de l’approbation de Santé Canada.
  2. L’anxiété comme spécificateur, pas comme obstacle : Les symptômes d’anxiété n’excluent pas les patients de la SMT pour la dépression. Beaucoup de personnes atteintes de TDM et d’anxiété s’améliorent sur les deux plans.
  3. Jugement clinique et pratique fondée sur des données probantes : Les cliniciens s’appuient sur les données et l’expérience pour soutenir la SMT dans la dépression anxieuse, malgré l’absence d’approbation officielle. De nombreuses études montrent que la SMT à haute fréquence sur le DLPFC gauche améliore la dépression et réduit les symptômes d’anxiété.. (CANMAT, 2016 ; Santé Canada, 2002)

Trouble de stress post-traumatique

Au Canada, les cliniciens traitent de plus en plus le TSPT par SMT à l’aide de protocoles hors indication fondés sur des données cliniques, le jugement clinique et la demande des patients. Il est aussi important de tenir compte des besoins et des considérations de traitement de certains groupes démographiques atteints de TSPT, comme les vétérans.

Ci-dessous, un aperçu du fonctionnement du processus de traitement du TSPT par SMT hors indication. Mais d’abord, voici quelques informations de base utiles sur l’incidence du trouble de stress post-traumatique au Canada :

Selon l’Enquête de 2023 sur la santé mentale et les événements stressants (ESMES) menée par Statistique Canada, environ 8,4 % des adultes au Canada ont déclaré des symptômes modérés à graves de trouble de stress post-traumatique (TSPT) au cours du mois précédant l’enquête. (The Daily, 2024)

Examinons aussi les différences selon le genre : 9,8 % des femmes ont déclaré des symptômes de TSPT modérés à graves, contre 6,9 % des hommes. (CNS Neuroscience & Therapeutic, 2008). L’âge fait aussi une différence : chez les 18 à 24 ans, 12,7 % ont déclaré des symptômes de TSPT modérés à graves. Chez les 65 ans et plus, 3 % ont déclaré des symptômes de TSPT modérés à graves. (Statistique Canada, 2024).

Exposition à des événements potentiellement traumatiques (EEPT) :

La prévalence des symptômes de TSPT augmente avec le nombre de types différents d’EEPT vécus :

Ces résultats mettent en évidence l’impact important des expériences traumatiques sur la santé mentale et soulignent l’importance d’un soutien en santé mentale accessible pour les personnes touchées.

Le trouble de stress post-traumatique (TSPT) est nettement plus fréquent chez les vétérans canadiens que dans la population générale. Une étude exhaustive menée par Anciens Combattants Canada, en collaboration avec Statistique Canada, a révélé qu’en 2018, 22 % des membres et vétérans des Forces armées canadiennes (FAC) répondaient aux critères du TSPT à un moment donné de leur vie.

Comme indiqué ci-dessus, un clinicien utiliserait la recherche médicale évaluée par les pairs et ses résultats pour déterminer si un patient ou un client est candidat à un traitement par SMT qui montre des résultats prometteurs en matière d’efficacité.

Dans ce cas, voici une étude canadienne qui prouve l’efficacité de la SMT dans le TSPT : Cet essai randomisé, en double aveugle, contrôlé par stimulation factice, a été mené par des chercheurs de l’Université de la Colombie-Britannique et du Vancouver General Hospital. L’étude visait à évaluer l’efficacité de la rSMT à basse fréquence (1 Hz) versus à haute fréquence (10 Hz) sur le cortex préfrontal dorsolatéral (DLPFC) droit dans le traitement de patients civils atteints de trouble de stress post-traumatique (TSPT). Trente et un participants ont été assignés aléatoirement à recevoir 10 séances de rSMT à 1 Hz, de rSMT à 10 Hz ou de stimulation factice sur deux semaines. (ClinicalTrials.gov, s. d.)

Principaux résultats :

  • Le groupe rSMT à 1 Hz a montré une amélioration significative des symptômes de TSPT, mesurée par l’échelle Clinician-Administered PTSD Scale (CAPS), comparativement aux groupes 10 Hz et factice.
  • L’étude suggère que la rSMT à basse fréquence ciblant le DLPFC droit pourrait être un traitement efficace du TSPT. (The Canadian Journal of Psychiatry, 2020)

La bobine BrainsWay H7 délivre des impulsions magnétiques au mPFC (cortex préfrontal médian) et à l’ACC (cortex cingulaire antérieur), afin de moduler l’activité neuronale associée aux symptômes du TSPT. (BrainsWay, s. d.) Cette approche repose sur l’idée que ces régions cérébrales jouent un rôle crucial dans le traitement des souvenirs traumatiques et la régulation des réponses émotionnelles. (BrainsWay, 2020).

Selon les études de recherche clinique (ci-dessus), les protocoles utilisés pour traiter les symptômes du TSPT sont généralement :

  • l’administration d’un traitement à basse fréquence (1 Hz) sur le DLPFC droit, ciblant des circuits de peur hyperactifs (voies amygdale-préfrontales)
  • la stimulation bilatérale — certaines cliniques combinent 1 Hz à droite et 10 Hz à gauche pour une double modulation des symptômes d’anxiété et de dépression.
  • Stimulation thêta en rafales intermittentes (iTBS)
  • Des protocoles plus récents et plus courts ciblant soit le DLPFC droit, soit le cortex préfrontal médian (mPFC) sont également à l’essai.

Voici un exemple, du début à la fin, de la façon dont les cliniciens en viennent à la décision de traiter un diagnostic très couramment pris en charge par SMT, mais traité hors indication.

Des études et des essais cliniques (surtout chez les vétérans) ont montré une réduction significative des symptômes d’hyperéveil, des pensées intrusives et de l’humeur.

Les cliniques canadiennes suivent souvent des protocoles inspirés de recherches financées par le VA ou le NIH aux États-Unis et les adaptent à la pratique locale. Autrement, ou en complément de la SMT, les symptômes du TSPT sont aussi souvent traités par d’autres approches comme les médicaments ou des thérapies alternatives plus récentes comme la kétamine.

Maintenant que nous avons exploré quels diagnostics la SMT peut traiter, préparez-vous pour notre prochain blogue, où nous expliquerons comment nous déterminons la dose optimale d’impulsions électromagnétiques — un processus appelé détermination du seuil moteur. Cela consiste à cibler le cortex moteur, une région du cerveau cartographiée selon le fascinant « homoncule » — une petite figure déformée qui représente la façon dont différentes parties de votre corps sont contrôlées par le cerveau. Grâce à cette carte cérébrale, nous personnalisons votre traitement en fonction de votre diagnostic et de vos symptômes uniques. Restez à l’écoute pour découvrir la science derrière la façon dont nous adaptons la SMT spécialement pour vous !

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